Larressore, deux ans après : ce que le premier (W)ALL nous a appris
Il y a presque deux ans, le 21 juin 2024, Mme Laurence Samanos, Maire de Larressore, coupait le ruban du premier (W)ALL inauguré en France. Une commune basque de 2 500 habitants, une Plaine des Sports, un aménagement multisport rond et ouvert pensé comme un « gymnase inclusif à ciel ouvert ». Aujourd’hui, le terrain a parlé. Voici les enseignements concrets qu’on en tire, à partager avec toute commune qui hésite encore à se lancer.
Ce qui a marché au-delà de nos attentes
Le pari de la mixité d’usage était au cœur du projet. Le format rond et ouvert, la coexistence de six sports sur une même emprise, l’absence d’inscription préalable : tout devait inviter à la rencontre plutôt qu’à la relégation. Sur le terrain, ce pari a tenu. Filles et garçons s’y croisent, parents et enfants se partagent l’objet, le club du quartier y entraîne les plus motivés pendant que les ados pratiquent en accès libre à côté. La passion du sport, au cœur d’un village, fait équipe avec le vivre-ensemble. C’est exactement la raison d’être de Frontpark.
Le second pari portait sur l’intégration paysagère. Un objet de 27 mètres de diamètre s’inscrit lourdement dans un foncier — sauf si sa forme, ses matériaux et sa couleur travaillent avec l’urbanisme local. À Larressore, le (W)ALL s’est fondu dans l’aménagement plus large de la Plaine des Sports (espaces Pelenia, Gutibaratzea, abords de la bâtisse), montrant qu’un équipement multisport urbain peut être un véritable objet de paysage, pas une verrue rectangulaire.
Ce qu’on a appris à corriger pour la suite
Aucun projet n’est parfait au premier jet. Trois apprentissages structurants pour les prochaines implantations :
1. La diversité des publics ne se décrète pas, elle se cultive. Le design actif, c’est bien. Mais c’est l’animation sportive féminine, les créneaux scolaires dédiés, les partenariats avec les associations locales (Handisport, sport adapté…) qui font la différence. Une signature politique forte de l’équipe municipale.
2. Le retour d’expérience est un outil de vente pour le territoire. Chaque (W)ALL inauguré devient un argument pour les communes voisines. La labellisation Terre de Jeux, la présence du Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques à l’inauguration, le récit produit autour du projet , autant d’éléments qui rendent l’équipement plus qu’un investissement local, mais un objet de rayonnement territorial.
Le modèle Larressore, reproductible partout
Sur le terrain de l’inclusion sportive, chaque commune qui s’engage marque des points pour ses habitants. Larressore a montré qu’avec 2 500 habitants et une enveloppe sérieuse mais raisonnable, on peut transformer un espace public en lieu de vie sportif intergénérationnel, sans céder ni sur l’écoresponsabilité (enrobé végétal drainant, conception bio-climatique), ni sur l’ambition (basket 3×3 et Frontball aux dimensions olympiques).
Si vous travaillez sur l’arbitrage de votre prochain plan d’équipements, on peut en discuter pour votre commune. Un échange d’une demi-heure suffit pour cadrer une faisabilité.
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